JOUR 18  Mardi 21 avril 

Pénurie d’essence, bestiaire tropical et fruits de mer en guise de conclusion logique

Aujourd’hui, Anne‑Marie et Paul nous font faux bond. Repos stratégique et ou agenda chargé 
Nous partons donc en comité réduit, direction Hell‑Ville, à bord en 4X4 avec Armand guide et organisateur de la journée.


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⛽ Hell‑Ville : la file, une institution locale

Très vite, nous sommes ralentis par d’importants embouteillages, dus non pas à un accident mais à une pénurie d’essence devenue structurelle depuis le blocage du détroit d’Ormuz.

Dans la ville, tout est parfaitement organisé :

  • une file pour les tuk‑tuks,
  • une file pour les petits bateaux de tourisme
    (Clovis y a passé
    trois jours sans obtenir une goutte),
  • une file pour les jerricans, destinés aux groupes électrogènes.

Ces files envahissent littéralement Hell‑Ville.
Bonne nouvelle néanmoins : le gasoil circule encore, ce qui évite l’arrêt complet de la société locale.

Conséquence directe : rareté du tuk‑tuk.
La réglementation impose 3 passagers maximum.
La réalité en transporte parfois jusqu’à dix, la police faisant preuve d’une tolérance exceptionnelle et manifestement lucide.




🛍️ Détour par Andavakotoko

Les bouchons nous obligent à traverser le quartier très commerçant d’Andavakotoko.
Petites échoppes colorées, marchés animés, vendeurs de tout et de rien : la ville continue de vivre, même à l’arrêt moteur.

Puis, progressivement, nous quittons l’agitation urbaine et retrouvons le calme.




🛶 Vers Lokobe – à la force des bras

À Ambatozavavy, nous embarquons sur une pirogue et pagayons pendant environ une heure jusqu’à Ampasipohy, petite plage paisible.
La famille d’Armand nous y attend pour nous accompagner dans la réserve de Lokobe.




🌿 Lokobe – immersion dans un inventaire vivant

La forêt est dense, bruyante, et incroyablement vivante.
Le bestiaire est au rendez‑vous :

🐒 Les lémuriens

  • le Microcebus, le plus petit, dort le jour dans le creux de feuilles de palmier soigneusement installées par la famille d’Armand ;
  • l’Épilemur, nocturne et solitaire, dort… les yeux ouverts, ce qui surprend toujours ;
  • le Macaco‑Macaco, diurne, le plus courant, observe sans se presser.

🐍 Les serpents

  • Boa madagascariensis,
  • Boa constrictor, le plus impressionnant,
  • serpent liane,
  • serpent langaha blanc, reconnaissable à son nez pointu improbable,
  • et une couleuvre, plus discrète mais tout aussi sérieuse.

🦎 Les miniatures

  • Brookesia micra, le plus petit caméléon du monde (taille garantie anti‑perte d’attention),
  • Brookesia stumpffi, autre champion de la discrétion,
  • une mante feuille fantôme (Mentidea), insecte mimétique hors concours,
  • et un superbe Uroplatus, gecko‑écorce parfaitement fondu dans le décor.



🍽️ Déjeuner copieux et sieste réglementaire

Après tant d’observations, place à un repas très copieux : fruits de mer, poisson, avocats, riz… aucune tentative de modération à signaler.

S’ensuit une sieste officielle à l’ombre, allongés sur un tsihy, moment unanimement apprécié.




🚤 Retour et retrouvailles

Le retour se fait tractés par une pirogue à moteur, puis en minibus jusqu’à l’hôtel, où nous retrouvons Anne‑Marie et Paul, visiblement en excellente forme.


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🌅 Final gastronomique

La journée se termine en douceur :

  • apéritif au coucher du soleil chez Gérard et Francine,
  • puis dîner de fruits de mer chez Tantine, parce qu’il aurait été dommage de rompre une aussi belle cohérence alimentaire.

Mais à ce stade, résister serait inconvenant.

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