JOUR 4 Très tôt le lendemain – Cap sur la Mer d’Émeraude
Rendez‑vous à 6h45. La mer impose sa loi, pas le choix.
Direction Ramena, la plage de Diego Suarez, située près du goulet d’entrée de cette baie gigantesque.
Bonne idée du guide : reporter d’un jour la visite, car le lundi de Pâques, Ramena devient une fête géante. Nous croisons d’ailleurs de joyeux noctambules rentrant à Diego, pendant que les taxis et minibus tournent à plein régime pour rapatrier les survivants de la nuit.
Nous embarquons sur un boutre pour rejoindre la Mer d’Émeraude, un lagon corallien situé légèrement au nord de la passe principale.
Nous empruntons une petite passe secondaire, très peu profonde, praticable uniquement avec un niveau d’eau suffisant — d’où notre départ à l’aube.
Navigation, snorkeling et vie simple
Vent établi autour de 15 nœuds, parfois plus.
Navigation au portant jusqu’à un îlot constitué principalement de corail mort. J’ai même eu le plaisir de tenir la barre : le boutre répond plutôt bien, mais demande de l’attention dans les surventes.
La journée s’écoule paisiblement :
- marche sur l’îlot,
- baignade,
- sieste à l’ombre de bungalows sommaires.
Nos hôtes — une famille propriétaire du boutre — préparent le déjeuner sur place :
👉 poisson grillé au charbon de bois,
👉 riz cuit à bord,
👉 bananes cuites dans leur peau, avec un peu de chocolat en dessert.
Avant le déjeuner, un moment de snorkeling autour des récifs.
Vent entre 15 et 20 nœuds, mer agitée, visibilité très moyenne… mais nous observons tout de même quelques beaux coraux vivants peu de poissons, séance écourtée.
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Retour humide et escale hors du temps
Retour plus sportif : vent de face, rafales à 20 nœuds, navigation plus serrée et surtout humide. .
Arrêt dans un village de pêcheurs très isolé :
pas d’électricité, pas d’eau courante, quelques boutres et pirogues, des filets, des makis dans les arbres, et surtout une vue sublime sur la baie depuis une petite butte.
Nous repassons la passe nord avec une marée suffisante, retrouvons Ramena, puis Diego Suarez et enfin notre hôtel.
Ce soir‑là, le restaurant de l’hôtel, fermé pendant le week‑end de Pâques, rouvre enfin : fruits de mer, cuisine soignée, et même un tartare de mérou pour l’une des convives.
La boucle est parfaite.



















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