Jour 8 (Samedi 11 avril)
Baobabs coquins, tortues curieuses, diagnostic à distance et piste infinie
Ce matin, cap sur la magnifique baie des Pirates, un nom qui semble tout droit sorti d’un roman d’aventures… et qui tient plutôt bien ses promesses.
Sur la route, nous croisons deux baobabs ancestraux, chacun doté d’une personnalité botanico-anatomique bien affirmée :
- le mâle, fier mais… modestement équipé,
- les deux femelles jumelles et siamoises, avec des formes généreuses et assumées.
Une vraie séance de sculpture naturelle version humoristique.
🐢 Tortues à l’horizon
Sur le chemin du retour, près de la pointe de la baie d’Antalaha, des tortues marines viennent pointer leur tête hors de l’eau, juste le temps de nous saluer avant de replonger dans l’infini bleu.
Moment simple, fugace, discret, mais magique.
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🤒 Télé-médecine tropicale : Dr Charles entre en scène
Pendant ce temps-là, Michel n’est décidément pas dans sa meilleure forme.
Sa jambe droite commence à ressembler à un manuscrit médiéval illustré… version rouge vif.
Télé-consultation avec Charles, médecin de confiance :
Diagnostic : érysipèle.
Prescription : Augmentin pendant 7 jours.
Conseils : repos, hydratation, éviter les escalades de baobabs.
L’esprit d’aventure, oui ; l’infection, moins.
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🍽️ Retour à Diego – halte réparatrice
Nous reprenons la route vers Diego Suarez, que nous atteignons vers midi.
Déjeuner à La Belle Aventure (qui mérite vraiment son nom), pendant que Michel file directement s’allonger dans la chambre n°1 pour un repos bien mérité.
Le restaurant est très fréquenté ce midi; sexagénaires et septuagénaires d’origine française, résidents permanents à Madagascar se retrouvent pour un moment convivial avec pour certains leur jeune amie malgache.
🏜️ L’après-midi : 2e round de piste
Deux heures plus tard, nous repartons, direction plein ouest, par une nouvelle piste, cette fois baptisée “sable rouge et blanc”.
Un vrai nuancier géologique.
En chemin, nous traversons :
- des marais salants aux reflets argentés, les salines de Diego s’étendent sur plusieurs centaines d’hectares, formant de grands damiers blancs qui scintillent au soleil. Alimentées par l’eau de mer canalisée dans des bassins successifs, elles permettent une évaporation naturelle grâce au vent et à la chaleur. La récolte est relativement mécanisée par rapport aux autres salines de Madagascar, le site produit plus de 100 000 tonnes par an
- des vergers de manguiers,
- des champs de riz en plein fauchage. La récolte du riz se fait encore selon une méthode traditionnelle : fauchage à la main, à la faucille, par petits groupes de villageois, plutôt les hommes. Les tiges sont ensuite liées en gerbes et déposées en petits tas pour sécher au soleil avant le battage, plutôt les femmes. Le travail est précis, lent, entièrement manuel — un geste ancestral transmis de génération en génération.
🏖️ Ampasindava – La grande plage, la vraie
Nous arrivons enfin à Ampasindava, littéralement “la grande plage”.
Nom parfaitement mérité.
Le canal du Mozambique nous ouvre ses bras, et nous nous offrons une belle baignade, réparatrice après 4h de piste qui ont laissé nos lombaires pleines de souvenirs.
Au coucher du soleil, petite séance de gym improvisée.
Parce que quitte à avoir mal partout… autant laisser croire que c’est à cause de l’exercice.
🌅 Nuit au bout du monde
Notre bungalow, posé juste au bord de la plage, est un petit bijou.
Le genre d’endroit où l’on pourrait écrire un roman, méditer, ou simplement ne rien faire — les trois activités se valent.
Le dîner est un festival :
👉 poissons grillés, fraîchement sortis de l’océan, parfaitement cuits.
La journée se termine doucement, le bruit des vagues en fond sonore, et pipi, les dents au lit.













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